Sommaire (6)
- Idée reçue n°1 : « Le premier trimestre, c'est trop tôt »
- Idée reçue n°2 : « Ça sert juste à se détendre, c'est un luxe »
- Idée reçue n°3 : « Il faut être à plat ventre ou sur le dos »
- Idée reçue n°4 : « Si je n'ai pas mal, je n'ai pas besoin »
- Idée reçue n°5 : « À domicile, c'est moins pro qu'en cabinet »
- Si vous hésitez encore
Quand j'accueille une future maman au centre bien-être ORA à Ifs, ou en visite à domicile dans le Calvados, il y a presque toujours ce moment de flottement. Elle me pose, avec hésitation, la question qu'elle a tournée et retournée dans sa tête. « Est-ce que je peux vraiment, à ce stade de ma grossesse, recevoir un massage prénatal ? ». La réponse tient rarement en un oui ou un non sec. Des croyances circulent encore, y compris dans l'entourage proche, et j'en entends plusieurs chaque semaine. Voici les cinq plus tenaces, telles que je les rencontre auprès des femmes enceintes que je suis à Ifs, à Caen et autour de Mézidon-Canon, avec mon regard de praticienne et les sources officielles que je cite.
Idée reçue n°1 : « Le premier trimestre, c'est trop tôt »
C'est la croyance qui revient le plus, parfois portée par une belle-mère, parfois par une amie qui a accouché il y a dix ans. La réalité est plus nuancée. La majorité des praticiennes formées, dont moi, préfèrent attendre la fin du premier trimestre, autour de la 13e semaine d'aménorrhée, pour proposer un massage prénatal complet du corps. Ce n'est pas de la superstition. Le risque de fausse couche reste plus élevé sur cette période.
Selon le dossier publié par l'Inserm sur la fausse couche, environ 15 % des grossesses cliniquement reconnues s'arrêtent spontanément, presque toujours avant la 12e semaine. Voilà pourquoi je préfère, à ce stade, des touchers très doux et localisés (pieds, crâne, épaules), uniquement avec l'accord de la sage-femme ou du médecin référent. Une cliente suivie à la Polyclinique du Parc à Caen, ou à la maternité du CHU Caen Normandie, peut tout à fait recevoir une séance adaptée au premier trimestre, à condition que son équipe médicale donne son feu vert.
Je le vois comme un cadre, pas comme un refus. Une séance hors cadre, je ne la fais pas.
Idée reçue n°2 : « Ça sert juste à se détendre, c'est un luxe »
Je comprends d'où vient cette idée. Le mot « massage », chez nous, reste associé à un soin esthétique ou à un cadeau qu'on s'offre une fois par an. Ici, on parle d'un soin pensé pour un corps en pleine métamorphose, qui ne ressemble à aucun autre.
Concrètement, ce que les futures mamans viennent chercher en cabinet à Ifs ou à domicile, ce sont des douleurs lombaires qui réveillent la nuit, des jambes lourdes après une journée debout, un sommeil haché, parfois une anxiété diffuse qu'elles n'arrivent pas à nommer. La Haute Autorité de Santé, dans ses recommandations de bonne pratique sur la lombalgie commune (HAS, mars 2019), rappelle l'intérêt des approches non médicamenteuses (massages, kinésithérapie, activité physique adaptée) dans la prise en charge des douleurs lombaires, particulièrement chez les femmes enceintes pour lesquelles les antalgiques sont restreints. Ses messages de prévention pour le projet de grossesse (HAS, 2020) insistent aussi sur l'importance du bien-être psychique et corporel pendant la période périnatale. On est loin du petit plaisir.
Une cliente me disait récemment, après sa troisième séance au cabinet ORA : « je ne pensais pas que ça pouvait changer autant mes nuits ». Voilà. C'est ce que j'essaie de transmettre.
Idée reçue n°3 : « Il faut être à plat ventre ou sur le dos »
Je rectifie systématiquement. À partir du deuxième trimestre, je travaille en décubitus latéral, sur le côté, avec un coussin entre les genoux, un autre sous la tête, parfois un troisième sous le ventre. Cette position protège la circulation veineuse, libère le bassin, et donne un accès confortable au dos, aux épaules, à la nuque, aux jambes.
Les tables de massage percées d'un trou pour le ventre, qu'on voit parfois en photo, sont une option mais pas un standard. Personnellement, je ne les utilise pas. La position latérale, bien installée, fait très bien le travail et reste plus sûre. Au cabinet ORA à Ifs, je dispose en plus d'un environnement calme avec coussins de positionnement professionnels.
Idée reçue n°4 : « Si je n'ai pas mal, je n'ai pas besoin »
Celle-ci me touche, parce qu'elle traduit une pression sociale tenace : il faudrait justifier qu'on « mérite » un moment pour soi. Je le dis souvent aux femmes que je suis : un massage prénatal peut être préventif. Préparer le bassin, relâcher les chaînes musculaires sollicitées par la croissance utérine, mieux percevoir un corps qui change vite, anticiper le travail de l'accouchement, ce sont des objectifs valables même sans douleur déclarée.
Plusieurs de mes clientes commencent par curiosité, vers six mois, puis reviennent. Pas parce qu'elles ont mal. Parce qu'elles ont retrouvé un espace où elles ne sont plus seulement « enceintes ». Elles redeviennent elles-mêmes.
Idée reçue n°5 : « À domicile, c'est moins pro qu'en cabinet »
Mon cabinet principal est au centre bien-être ORA à Ifs, qui propose en complément de mes massages des soins technologiques comme le Vital Dôme (sauna japonais infrarouge) ou l'Hydrojet Wellness (table à jets d'eau chauds). Beaucoup de femmes apprécient de combiner les deux : un massage prénatal Mathan Family suivi d'un temps cocon dans l'espace ORA. Je me déplace aussi régulièrement à domicile dans le Calvados : Caen, Bayeux, Lisieux, Cabourg, Hérouville-Saint-Clair, Falaise, et bien sûr autour de Mézidon-Canon.
La table que j'apporte à domicile est la même qu'au cabinet. Les coussins de positionnement, l'huile végétale neutre certifiée bio (jojoba ou amande douce), les serviettes, le linge de couverture, tout suit une organisation précise. Ce qui change réellement, c'est vous. Vous ne conduisez pas après. Vous restez en chaussons. Vous basculez dans une sieste. Vous retrouvez vos enfants sans transition. La qualité du soin n'est pas négociée pour autant.
Si vous hésitez encore
Ne restez pas avec vos questions dans la tête. Un échange téléphonique avant de réserver, gratuit, dure dix minutes. Je préfère vérifier qu'un massage est adapté à votre situation plutôt que cocher une case en aveugle. Vous pouvez réserver directement votre séance en ligne, au cabinet ORA à Ifs ou à domicile.


